vendredi 22 août 2014

Encore des contes à La Bouquinerie Associative : Trois après-midi de contes exceptionnelles

La première, samedi 23 août : contes libertins lus par Minouche.

Ces contes libertins et licencieux du Maghreb ont été réunis, traduits de l’arabe (Algérie) et publiés par la conteuse Nora Aceval.

Le conte, tout comme la légende, est, depuis toujours, une manière de transmettre un savoir, mais aussi de puiser au plus profond de la nature humaine un air de révolte et de critique sociale et religieuse.

Les contes grivois publiés par Nora Aceval renferment, sous un dehors licencieux et picaresque, un savoir et une saveur tout ancestraux qui ravissent et enchantent.

"Il suivit à la lettre ce que la belle avait préconisé. Aucun oued en crue n'est plus puissant que le désir d'une femme ! "

Contes libertins du Maghreb de Nora Aceval : La nomade et le paysan



Au Salon de Lecture- La Bouquinerie Associative 20 rue des Thermes Bagnères de Bigorre Samedi 23 août à 17 heures
Public à partir de 16 ans.


À suivre...

mercredi 20 août 2014

Le Bouquinovore a lu : "Les Solariens"

Les humains sont en train de perdre la guerre contre les Doglaaris, cette espèce "extra-terrestre" belliqueuse. En effet, les "Dogs" ont un avantage sur les humains, le nombre des vaisseaux inter-galactiques qu'ils possèdent, et qu'ils n'hésitent pas à perdre par centaines dans le simple but de gagner la guerre. Le seul espoir de l'espèce humaine ? Forteresse Sol... Une part de l'humanité primordiale qui, trois cents ans plus tôt, a choisi de se replier sur le système solaire d'où a essaimé les êtres humains. Et si cette Forteresse Sol n'était qu'une légende ? Et s'ils avaient finalement décidé de ne plus s'intéresser à leurs frères...

illustration de Manchu


Quand on commence l'oeuvre d'un auteur, on se demande si le mieux n'est pas de lire son tout premier roman. Ce n'est pas toujours évident, d'autant que ledit bouquin n'est pas forcément disponible. Mais là, il s'agit d'un auteur encore vivant, ce qui aide je pense à sa visibilité. D'autant qu'il a été souvent ré-édité sous nos latitudes. Les Solariens est donc le tout premier roman de Norman Spinrad, un auteur très engagé à gauche (voire un peu plus), qui n'a pas toujours trouvé sa voie (sa voix ?) dans son pays d'origine. Voici deux ans, j'ai d'ailleurs pu brièvement échanger quelques mots avec lui. C'est un homme charmant, réservé, qui cache sous ses dehors de petit bonhomme fragile une force incroyable...

Je sais de source sûre que ce roman n'est pas le meilleur écrit par Norman Spinrad. Je suis tout à fait prêt à croire cet avis autorisé qui est issu de quelqu'un qui, visiblement, connait bien l'oeuvre du Monsieur. Bien sûr, on pourrait arguer qu'il s'agit-là d'un premier roman (même si, avec la chronique littéraire précédant celle-ci, l'argument n'est pas forcément recevable) pour expliquer ce fait. Mais je ne vais pas faire toute cette chronique sur les faiblesses de ce Les Solariens. Il ne le mérite pas je trouve.

Publié pour la toute première fois en 1966, ce roman se situe dans un contexte socio-politique assez particulier. En effet, aux Etats-Unis, nous sommes en plein dans le flower power (à un an du fameux Summer of Love), mouvement de contestation de la jeunesse américaine contre, entre autres choses, l'intervention de leur pays au Viet-Nâm. Parce qu'en lisant Les Solariens, cela m'a paru évident que Spinrad parlait de ça. Une guerre interminable et stupide où l'état-major continue à engager le combat, malgré l'inéluctabilité du résultat final, somme toute catastrophique. Et puis, ces Solariens, ce sont les hippies bien sûr ! Éloge de l'amour libre, usage de stupéfiants... Et surtout une philosophie du pacifisme à toute épreuve. Il est clair que l'auteur américain voulait, par ce court roman (à peine plus de 220 pages), mettre sa pierre à l'édifice du mouvement anti-guerre qui gonflait dans son pays. Quoi de mieux qu'un roman de science-fiction qui, sous couvert d'ailleurs et de demain, ne parle que d'ici et de maintenant. Le maintenant du Norman Spinrad de 1966.

Alors Les Solariens n'est peut-être pas le chef d'oeuvre de la littérature du XXème siècle, mais il se laisse tout à fait lire et il nous fait réfléchir tout en nous projetant loin de notre quotidien. Il s'agit d'un bon roman de space opera tel qu'on aimerait en lire plus souvent. Pas prise de tête dans la forme, mais avec ce minimum de fond pour ne pas laisser un arrière-goût d'inutilité à sa lecture.

Le Bouquinovore

vendredi 25 juillet 2014

Les Culturiales : Le Marché aux Bouquins

Le dimanche 27 juillet 2014 se tiendra sur la place des thermes à Bagnères de Bigorre le quatrième Marché aux Bouquins. Cette année, l'événement prend une plus grande ampleur avec des festivités qui se déroulent sur trois jours (Les Culturiales, donc). Le Salon de Lecture, la bouquinerie associative qui organise Le Marché aux Bouquins, a le grand honneur d'inviter un écrivain de renommée nationale, voire internationale, Ayerdhal (lire les article sur notre invité d'honneur, ici, ici, ici et là). Avec Sara Doke et Sylvie Denis, il participera à des tables-rondes sur son oeuvre, sur le monde de l'édition, ainsi que sur la traduction en Science-Fiction.


Mais le Marché aux Bouquins, c'est aussi des bouquins. Plus d'une dizaine de bouquinistes sont prévus
© Cédric Debard - Autoportrait au café
ce dimanche, proposant à tous les prix des livres d'occasion.


L'un des invités qui nous fait aussi l'honneur de sa présence au Marché aux Bouquins est un habitué de la manifestation, puisqu'il a été présent lors des trois premières éditions. Il s'agit du dessinateur et scénariste de BD Cédric Debard. 


Le Marché aux Bouquin se clôtura par son traditionnel concert, animé cette année par Dingle's Bay.


Voilà, nous vous attendons nombreux lors de ce Marché aux Bouquins, un événement estival qui se veut convivial et festif.


Le Bouquinovore

mercredi 23 juillet 2014

Les Culturiales : La vie devant soi

A l'occasion des Culturiales, la compagnie Les Chiennes Nationales donnera une représentation d'une adaptation du roman de Romain Gary, La vie devant soi. Cette pièce se jouera le vendredi 25 juillet, à 19h30, dans la cour des "Bains de Pinac", au 25 bis rue des thermes.

Les Maynats. 

Théâtre de rue : La vie devant soi



LA VIE DEVANT SOI


La vie devant devant soi (prix Goncourt 1975), nous invite à suivre Momo, qui grandit dans le Belleville des arabes, des juifs, des noirs et des prostituées, qui partagent joyeusement leur misère et se débattent contre la vie « parce que ça ne pardonne pas » et « parce qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur ». 

À la question « comment trouver sa place ? », Romain Gary nous propose comme solutions la fraternité, avec l’affirmation que seul l’amour peut donner du sens à la vie.

Tout au long du spectacle les comédiennes sortent des cadres/photos d’un vieux carton. Ces portraits naïfs et maladroits reproduisent la drôlerie enfantine avec laquelle Momo dépeint son monde.

Spectacle sélectionné dans le cadre des Région(s) en Scène Midi-Pyrénées/Aquitaine 2014




La merveille devant soi
« La vie devant soi » (Théâtre de rue)
Adaptation de  l’œuvre de Romain Gary/Emile Ajar

Jeudi 8 – vendredi 9 – samedi 10 août
> 16h00 (Durée : 50 min)
Caserne proteau – ESOG

Tout y est : l’ambiance populaire et familière ; le ton à la fois rude et cocasse, grave et saugrenu ; l’écriture spontanée, zélée, qui suit les pensées espiègles, sincères et drôlement sensibles de Momo, un petit garçon de quatorze ans qui pense en avoir que dix.
La promenade laisse apparaître des images de Belleville, de Madame Rosa logée au 6ème étage sans ascenseur, de Moïse, de M. Hamil et du parapluie Arthur. Le décalage des dialogues permet au rire de l’emporter sur le désespoir. http://cieleschiennesnationales.blogspot.fr

CIE LES CHIENNES NATIONALES

La vie devant soi
Mise en espace : Maïa Ricaud
Texte d’Emile Ajar/ Romain Gary
Adaptation : Maïa Ricaud et Olivier Waibel
Avec : Maïa Ricaud et Nathalie Pagnac

Ce texte écrit par l’auteur le plus énigmatique de sa génération, nous offre la possibilité, à travers l’histoire d’amour d’un
petit garçon arabe et d’une vieille femme juive d’avoir un regard dépourvu de préjugés religieux et culturels. Le seul conflit est face à la vie, les autres murs tombent.

Ce roman, récompensé du prix Goncourt, nous invite à suivre Momo, qui grandit dans le Belleville des arabes, des juifs, des prostituées qui partagent joyeusement leur misère et se débattent contre la vie « parce que ça ne
pardonne pas ».

Le témoignage fictionnel de Momo soulève la question : comment trouver sa place ?
Pour toute réponse, Romain Gary propose la fraternité. Il est donc essentiel pour nous que ce moment de spectacle traduise à sa façon, vivante, drôle, cette même fraternité, le spectateur devenant lui aussi personnage d'une histoire que nous allons vivre ensemble.

« Goûter à la magie des mots, à leurs sonorités. Entrer et pénétrer la substance même d'un langage dépouillé
d'artifices, spontané et qui dit vrai. Toute la sensibilité du petit Momo de Romain Gary vibre dans les cordes vocales de Maïa Ricaud et de Nathalie Pagnac, qui convient le public à entendre ou réentendre La vie devant soi de l'auteur encore peu connu sous le nom d'Emile Ajar. Un voyage dans la sensibilité vocale et scénique de lectrices qui entrent progressivement dans l'intimité des spectateurs.

Si dans l'oeuvre de Romain Gary la mort émerge au cœur de l'enfance et de la vie, c'est la vie qui surgit au milieu du silence dans la lecture que livrent Maïa Ricaud et de Nathalie Pagnac. La promenade apéritive laisse apparaître des images de Belleville, de l'appartement de Mme Rosa au sixième étage sans ascenseur, de l'escalier terrifiant, de Moïse, de Banania, de M. Hamil, du parapluie Arthur. Et bien sûr de Momo, un petit garçon de quatorze. Il vit chez Mme Rosa, une vieille dame juive qui a connu Auschwitz, s'est ensuite 'défendue' (prostituée) pendant un temps avant d'accueillir dans sa 'crèche clandestine' les 'rejetons de toutes les couleurs' que des mères prostituées ont abandonnés.. »

Critique de Mathilde Lacro dans «Le Clou dans la Planche »


mardi 22 juillet 2014

Les Culturiales – Jacques Place

Les Culturiales – Jacques Place


Jacques Place, le poète pyrénéen


Certains artistes contemporains pensent qu’il faut choquer pour être reconnu. Mais la provocation est- elle le meilleur moyen de créer un nouveau concept pictural au XXIème siècle ? Jacques Place nous prouve le contraire. En alliant la technique des peintres Flamands du XVIIème siècle et la résine acrylique, médium moderne, l’artiste apporte à ses travaux une touche de surnaturel. Sous son pinceau, les paysages semblent sortis de textes mythologiques ou bibliques. Cette particularité confère à ses sujets un sentiment de nostalgie du temps passé. Tous ses panoramas sont des représentations de ses Pyrénées natales. Entre ses mains, ces sujets se transforment en poèmes visuels. Ainsi, il nous propose une nouvelle conception de la beauté artistique.

© Jacques Place



A l’occasion des « Culturiales » (le 25, 26 et 27 juillet 2014 à Bagnéres de Bigorre), le peintre expose dans sa galerie (10 boulevard Carnot), une série de toiles sur les montagnes de notre région. Dans un style académique et moderne, il représente ses différents moments de contemplation et de méditation, issus de ses balades pyrénéennes. Il est difficile de ne pas éprouver un sentiment de paix face à ces paysages authentiques et surréalistes. Nous pourrions les rapprocher avec le travail de Caspar David Friedrich notamment dans cette symbolique inspirée de la nature. Ainsi, l’homme est face à la nature sauvage et philosophe sur sa condition humaine. Mais contrairement au travail du peintre allemand, Jacques Place expose sa propre vision de notre panorama. La luminosité de chacune de ses toiles et le choix des couleurs traduisent son amour et un respect évident pour la nature pyrénéenne.


Marie-Ange Dall’acqua

lundi 21 juillet 2014

Invité d'honneur des Culturiales : Ayerdhal (4/4)

Voici donc le dernier article concernant notre invité d'honneur, Ayerdhal. Pour cet ultime coup de
projecteur, il m'a paru nécessaire de rappeler l'importance de cet écrivain qui, comme on l'a déjà vu, a d'abord brillé en écrivant de la Science-Fiction, puis s'est consacré à l'écriture de roman de Thriller et de Polar. Voici donc la bibliographie complète des œuvres d'Ayerdhal (merci à lui pour m'en avoir fourni la liste). La plupart de ses romans ont été réédités par la maison d'édition Au Diable Vauvert, ils sont donc disponibles très facilement. Pour les autres, c'est plus difficile. Pour cette présente bibliographie, le surlignage des titres permet, grâce à un lien hypertexte, d'aller directement vers une critique en ligne.

Pour info, les critiques viennent de NooSFere, un site de référence dans les littératures de l'Imaginaire (SF, Fantastique, Fantasy...)

Et vous pouvez aussi constater en gras tous les livres qui ont reçu des prix, et pas des moindres. A cela s'ajoute un prix Cyrano pour l'ensemble de son oeuvre.

Les livres précédés d'un astérisque sont recommandés par l'auteur lui-même...




La Bohême et l’Ivraie, Au Diable Vauvert ,1990 (rééd. 2011)


Mytale, Au Diable Vauvert, 1991 (rééd. 2010)


*Demain,une oasis, Au Diable Vauvert, 1992 (rééd. 2006) - Grand prix de l’Imaginaire 1993


Le Chant du drille, Au Diable Vauvert, 1992 (rééd. 2009)

Cybione, 1992


L’Histrion, Au Diable Vauvert, 1993 (rééd. 2011)


Sexomorphoses, 1994


Polytan (Cybione-2), 1994


Balade choreïale, Au Diable Vauvert, 1994 (rééd. 2009)


*Chroniques d’un rêve enclavé, Au Diable Vauvert, 1997 (rééd. 2009) - Prix Ozone 1997

Consciences virtuelles, 1998


Genèses, 1999


Étoiles mourantes, co-écrit avec Jean-Claude Dunyach, 1999 - Prix Tour Eiffel 1999 et Prix Ozone 2000


L’Homme aux semelles de foudre, 2000


Keelsom, Jahnaïc (Cybione-3), 2001


La Logique des essaims, Recueil, 2001 (rééd. 2004)

L’Œil du spad (Cybione-4), 2003


*Transparences, Au Diable Vauvert, 2004 - Grand prix de l’Imaginaire 2004 Prix Michel Lebrun 2004


*Résurgences, Au Diable Vauvert, 2010


*Rainbow Warriors, Au Diable Vauvert, 2013 - Prix Bob Morane 2014 et Prix Rosny-aîné 2014 (ex-aequo avec L.L. Kloetzer)


*La troisième lame, ActuSF, 2013

*Bastards, Au Diable Vauvert, 2014



Le Bouquinovore 

dimanche 20 juillet 2014

Invité d'honneur des Culturiales : Ayerdhal (3/4)


Voici donc le programme des événements liés à la venue de l'écrivain Ayerdhal à l'occasion des Culturiales :


En prélude aux Culturiales de l’été, une lecture de fragments des œuvres d'Ayerdhal aura lieu à la bouquinerie Le Salon de Lecture (20 rue des Thermes, à Bagnères), le vendredi 25 juillet à partir de 17 heures.


Salon de Lecture, Bagnères de Bigorre

Le samedi 26 juillet, à partir de 10h, Ayerdhal sera présent à La Maison du Savoir de Saint-Laurent de Neste. Après une présentation de son œuvre, il se fera une joie de rencontrer son public en dédicaçant ses romans. Cette rencontre est organisée conjointement par la bouquinerie associative de Bagnères de Bigorre et la librairieLe Vent des Mots (Lannemezan, 65).


Le Vent des Mots, Lannemezan


L'après-midi, ce même jour, à partir de 15h, il sera à Saint-Lary (65), à la librairie Bleu & Aure pour une séance de dédicaces.


Bleu et Aure, Saint-Lary Soulan


Ayerdhal sera également présent au Cinema Le Maintenon, le 26 juillet à partir de 21h, pour participer au débat sur 2001, l’Odyssée de l’espace, l'une des œuvres majeures de Stanley Kubrick.




Et le point d'orgue des Culturiales est bien sûr le Marché aux Bouquins, qui se déroulera toute la journée du dimanche 27 juillet 2014. L'invité d'honneur Ayerdhal participera à des causeries (sur sa vie, son œuvre), ainsi qu'à des séances de dédicaces.





En espérant vous y voir toutes et tous nombreux,


Le Bouquinovore